Histoir de l'Algérie (7)

Époque des Deys : (1671 à 1830) [modifier]

Portrait de Husseïn, dernier Dey de l'État d'Alger

Vers 1600, la milice turque de janissaires qui résidait à Alger, et qui avait été jusque-là sous l'autorité d'un pacha envoyé de Constantinople, obtint du sultan la permission de se donner un dey, pour lui servir d'appui dans ses revendications contre les pachas gouverneurs.

C'est lors de cette période que se stabiliseront définitivement les frontières orientales et occidentales de la Régence, suite aux célèbres victoires sur le sultan marocain Moulay Ismail de 1694, ou le Dey Chaâbane repoussa l'invasion marocaine de l'ouest algérien et poursuivit le Chérif jusqu'aux portes de Fes; l'armistice fut signé à la demande du sultan qui les mains liées, baisa trois fois le sol devant le Dey Chaâbane et lui dit agenouillé "tu est le couteau et moi je suis la chair que tu peux couper". En 1702, le bey de Tunis et le sultan marocain s'entendirent pour envahir simultanément la Régence; le bey de Tunis fut d'abord vaincu puis le chérif marocain mis en déroute dans l'ouest algérien par le Dey Hadj Mustapha qui se fit le trophée du cheval de Moulay Ismail richement harnaché; celui-ci fut par la suite offert au roi de France Louis XIV, par l'ambassadeur d'Alger[84]

Le pouvoir de ces chefs s'accrut rapidement ; enfin Baba-Ali, élu en 1710, déposa le pacha, et obtint du sultan Ahmet III l'investiture de la régence. Comme leur pouvoir était électif, les deys restèrent toujours à la merci des janissaires, qui les élevaient ou les déposaient à son gré : on en vit six installés et assassinés le même jour (1732). Baba-Mohammed eut seul le privilège de régner 25 ans (1760-1791). Le dernier dey d'Alger, Husseïn, régnait depuis 12 ans au moment de la conquête française, en 1830.

Pendant ce temps, les puissances occidentales cherchent toutes les moyens de se débarrasser de la prédation maritime et des réductions en esclavages de leurs ressortissants, problème toujours d'actualité au début du XIX ème siècle. Les expéditions contre Alger se succèdent : expédition américaine de 1815, expédition anglaise de Lord Exmouth en 1816 ; ces opérations ponctuelles ont quelque effet (en particulier l'expédition anglaise permet de délivrer de nombreux esclaves), mais le corso reprend une fois les Occidentaux repartis. La conquête française de l'Algérie prend la suite de ces expéditions avec, en partie du moins, les mêmes motifs (faire cesser le corso), auxquels s'ajoute une volonté de conquête.

Parties de l'Algérie non dominées par les Ottomans d'Alger de 1515 à 1830 [modifier]

Les Ottomans étaient incapables d'étendre leur autorité aux régions sahariennes. Le Sahara était l'axe principal aux échanges commerciaux entre l'Afrique noire et le nord

La relation entre les Saadiens et les Ottomans se dégrade, cela amène Ahmad al Mansour à contrôler Gourara et Touat (région)[85]. Ensuite, Mulay M'hammed prend le pays de la Gourara avec l'aide des tribus locales. Par la suite, il rattache Tlemcen, Laghouat et plusieurs villes de l'Ouest et du Sahara à son autorité[85]. Et, il se déclare indépendant. Mais, par la suite Tlemcen et plusieurs villes furent rattachées à la régence d'Alger. À l'arrivée du pouvoir des Alaouites, ces derniers abandonnent les régions du Sahara Gourara, Touat, etc. Alors les émirs locaux prennent en charge la gouvernance de leurs territoires. L'impôt était prélevé par les Caïds envoyés par les Alaouites, et celui qui ne voulait pas payer était emmené comme esclave[85].

À Ouargla, les habitants étaient gouvernés par l'autorité des Zaouïas [85]. Les mouvements des Marabouts étaient fort implantés dans toutes les régions du sud et dans une partie des Aurès.

Au sud le Sultanat de Touggourt prit son indépendance en 1414. À la constitution du Beylic de Constantine, Touggourt devient rapidement tributaire de celui-ci. Les refus récurrents des Sultans de Touggourt de s'acquitter du tribu imposé par les turcs provoqua de nombreuses expéditions des autorités de la Régence à leur encontre (Salah Raïs en 1552, Salah-Bey 1788, Ahmed el Mamlouk en 1821) [86].

Enfin dans l'extrême sud, une confédération targuie, les Kel Ahaggar, fut formée dans le Sahara algérien vers l'année 1750.

Colonisation française (1830 à 1962) [modifier]

Conquête de l'Algérie : 1830 à 1871 [modifier]

Carte de l'Algérie française

Cette période marque la fin de la domination ottomane et début de la domination française. D'abord nommés Possessions françaises dans le Nord de l'Afrique, que le général Soult appelle à tout hasard Algérie en 1839,[87] ces territoires prendront officiellement le nom d'Algérie, le 14 octobre 1839.[88]

La population algérienne est estimée entre 1 et 3 millions d'habitants avant la conquête française de 1830[89]. Selon les valeurs choisies, la conquête de l’Algérie se traduit par la disparition de près du tiers de la population algérienne[90] ou son augmentation grâce à la médecine occidental amenée par les Français[91]. Des méthodes singulières ont été utilisées, telles que les enfumades, les massacres de prisonniers et de civiles, les razzias, les destructions de cultures et de villages - couramment employées par les militaires français[92]. Un nombre très important de bâtiments ont été détruit, cela dans l'objectif d'effacer l'identité culturelle et cultuelle ainsi que dans le cadre d'« aménagements ». Dans un rapport adressé à Napoléon III, l’un des généraux français a résumé la détermination de l’administration française à combattre les institutions culturelles algériennes en disant : « Nous sommes tenus de créer des entraves aux écoles musulmanes...chaque fois que nous le pouvons...En d’autres termes, notre objectif doit être de détruire le peuple algérien matériellement et moralement »[93]. On peut citer les 349 zaouias détruites[94], ou les chef-d'œuvres architecturaux représentés par le Palais des souverains Zianides à Tlemcen[95], ainsi qu'une mosquée de style hispano-mauresque construite par les morisques à Blida[96] et les portes monumentales de la ville[97].

Esquisse de l'ancien quartier des Andalous détruit par la colonisation française (Tlemcen)

Daniel Lefeuvre, dans son livre Pour en finir avec la repentance coloniale[98], conteste les chiffres des victimes de la conquête en avançant notamment que la différence de population entre 1830 et 1872, qui est d'environ 875 000 personnes, serait en partie due au fait que de 1861 à 1872 il y a eu plusieurs crises sanitaires : invasions de sauterelles en 1866 et 1868 et un hiver très rigoureux (1867-1868) occasionnant une grave famine suivie d'épidémies (de choléra notamment). Mais selon Olivier Le Cour Grandmaison [99], la colonisation de l'Algérie s'est bien traduite par l'extermination du tiers de la population, dont les causes sont multiples, massacres, déportations, famines ou encore épidémies, mais étroitement liées entre elles.

Guy de Maupassant écrivait dans Au soleil (1884), récit de ses pérégrinations en terre algérienne notamment, parlant de la population autochtone: « Il est certain aussi que la population primitive disparaîtra peu à peu; il est indubitable que cette disparition sera fort utile à l'Algérie, mais il est révoltant qu'elle ait lieu dans les conditions où elle s'accomplit ».

Sous Charles X [modifier]

En entreprenant cette expédition, Charles X cherche à la fois à redorer son blason en escarmouchant contre le dey, et à débarrasser la Méditerranée des pirates Barbaresques pour mettre fin au trafic d'esclaves chrétiens.

L'affaire de l'éventail [modifier]
Bombardement d'Alger commandé par Lord Exmouth, août 1816
Représentation de l'affaire de l'éventail

L'origine de la dernière querelle entre la France et la régence d'Alger remonte au Directoire. Des commerçants juifs de Livourne, installés à Alger au milieu du XVIIIe siècle, les Bacri et les Busnach ont alors livré d'importantes quantités de grains pour nourrir les soldats participant avec Bonaparte (futur Napoléon Ier) à la campagne d'Italie. Bonaparte refuse de régler la facture qu'il juge excessive. En 1820, Louis XVIII éponge la moitié des dettes du Directoire. Le dey, créancier des Bacri pour 250 000 francs, exige de la France le versement de la somme destinées aux commerçants livournais. Comme il pense que la France n'a pas l'intention de rembourser le prêt, il se trouve déjà en froid avec le consul. Mais une affaire bien plus grave met le dey hors de lui:la France avait la concession d'un entrepôt commercial à La Calle, et par l'intermédiaire de son représentant Deval elle s'était engagée à ne pas le fortifier. Or, elle a fortifié l'entrepôt ; lorsque le dey s'en rendit compte et qu'il demanda par écrit des explications au gouvernement français sans obtenir de réponse, il se contenta de demander des explications verbalement au consul de France qui choisit le parti de le prendre de haut. C'est alors que le dey s'emporta et eu un geste méprisant contre le consul de France au moyen de son chasse mouche. Le 30 avril 1827, à Alger, le dey soufflette avec son éventail le consul de France, Deval. L'épisode entraîne la rupture diplomatique avec la France.

Le gouvernement de la restauration décide alors d'envahir l'Algérie et de châtier le dey pour son « insolence ». Le consul et les résidents français s'embarquent pour la France. Le ministre de la Guerre, Clermont-Tonnerre, propose une expédition militaire. Le président du Conseil, Villèle, et le dauphin s'y opposent. Un blocus d'Alger, peu efficace, est décidé : le tirant d'eau des bâtiments français les oblige à se tenir loin des côtes que peuvent serrer au plus près les pilotes barbaresques.

Le Conseil des ministres décide d'organiser une expédition en Algérie le 31 janvier 1830.

Conquête de 1830 [modifier]
L'attaque de l'amiral Dupperé lors de la prise d'Alger en 1830

À Toulon l'amiral Duperré prend le commandement d'une armada de 103 navires de guerre et de 572 bateaux de commerce et se dirige vers Alger.[100]

Le 14 juin au matin le maréchal de Bourmont débarque à Sidi Ferruch avec 37 500 hommes.[101]

Le 19 juin, lors de la bataille de Staoueli, les troupes françaises prennent l'avantage sur l'armée ottomane.

Le 5 juillet, les Français occupent Alger[102] et, le jour même, le dey Hussein signe l'acte de capitulation[103]. Les articles 2 et 3 de cette convention autorisent Hussein de conserver ses biens personnels ainsi que son exil vers le lieu de son choix[104]. Les caisses de l'État seront pillées[105]. Il quitte définitivement le pays avec sa famille à bord d'un navire français à destination d'un port italien.

Le 11 juillet, 2 500 janissaires d'Alger sont expulsés pour l'Asie Mineure. Après 313 années, les Ottomans abandonnent la régence et donc l'administration du pays qu'ils ont gouverné depuis 1517.

En octobre, les premiers bataillons de zouaves sont mis sur pied. La France s'accapare de toutes les terres des Beliks (colons turcs), et sont créées les premières unités de spahis.

 

Sous Louis-Philippe Ier (1830-1848) :

Premières expéditions 

Le 1er décembre, Louis-Philippe nomme le duc de Rovigo chef du haut-commandement en Algérie. Celui-ci réussit à s'emparer de Bône et met en œuvre activement la colonisation. La violence de ses actions choque tant qu'il est rappelé en 1833. Il meurt le 2 juin de la même année. (...)

Une conquête limitée 
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(...) 26 février : cessez-le-feu entre le général Desmichels et l'émir Abd El-Kader. Mostafa ben Smaïl refuse de reconnaître l'autorité d'Abd El-Kader. Ce dernier, avec l'aide de ses alliés français, est victorieux de Mostafa ben Smaïl le 13 juillet. 22 juillet : L'Algérie devient "Possession française d'Afrique du Nord"

La "convention du figuier" est signé, en juin 1835, entre la France et les tribus des Douaïr et des Zmela qui deviennent alors " des sujets français ".

L'expédition sur Constantine

Abd El Kader attaque des tribus alliées de la France et bat le général Trézel dans les marais de la Makta près de son fief de Mascara. Il encercle Oran pendant 40 jours. Arrivé en renfort de métropole le général Bugeaud inflige une défaite à Abd El Kader.

(...)

En novembre 1836, le maréchal Bertrand Clauzel ordonne l'assaut sur Constantine qui tourne au désastre; les cavaliers berbères refluent en masse. Le commandant Nicolas Changarnier arrive cependant à protéger le retrait des troupes françaises. Constantine prolonge la résistance.

Icône de détail Articles détaillés : Expédition de Constantine de 1836 et Expédition de Constantine de 1837. Passage des troupes françaises aux « Portes de fer »

Le traité de Tafna est signé, le 30 mai 1837, entre le général Bugeaud et Abd El-Kader qui reconnaît la souveraineté de la France en échange de pouvoirs étendus sur les provinces de Koléa, Médéa et Tlemcen où il peut conserver 59 000 hommes en armes.

L'armée française passe, en septembre 1839, les « Portes de fer » dans la chaîne des Bibans, territoire que l'émir comptait annexer. Abd El-Kader, considérant qu'il s'agit d'une rupture du traité de Tafna, reprend, le 15 octobre 1839, la guerre contre la France.

Reddition d'Abd El-Kader 
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Le 22 février Bugeaud est le nouveau Gouverneur général d'Algérie. Le 23 août 1841 le Cheik el Kadiri, lors d'une réunion au Caire, publie une fatwa (décision conforme aux principes de la Sonna et du Coran) qui précise que les tribus sont autorisées à ne pas obéir à Abd El-Kader, et qu'il est insensé de faire la guerre aux chrétiens, du moment que ceux-ci laissent les musulmans exercer librement leur culte.

(...)

Abd El-Kader

Le 16 mai 1843 le duc d'Aumale attaque la smala d'Abd El Kader faisant de nombreux prisonniers qui sont exilés.

Icône de détail Article détaillé : Prise de la smala d'Abd El Kader par le duc d'Aumale.

 

Le 1er février 1844, la France crée les bureaux arabes dans le but d'établir un contact avec la population indigène.

(...)

Le 14 août 1844 le général Bugeaud écrase l'armée du sultan marocain à la bataille d'Isly. L'armée marocaine se replia en direction de Taza. Le sultan s'engage alors à interdire son territoire à Adb El-Kader en traitant avec la France.

Le 23 septembre les troupes d'Abd El Kader sortent victorieuses lors de la bataille de Sidi-Brahim engagé par colonel

Attaque de la Smala

Montagnac. Les survivants français résistent trois jours dans le Marabout de Sidi Brahim. Cette bataille est la bataille de référence pour les chasseurs à pied.

(...)

En décembre 1847 Abd El Kader se rend aux spahis du colonel Yusuf . Placé en résidence surveillée pendant quatre ans en France, l'émir fut libéré par Napoléon III, visita plusieurs villes de la métropole avant de rejoindre Damas et réside le restant de sa vie en Syrie.

Le 11 décembre 1848 la Constitution de 1848 proclame l'Algérie partie intégrante du territoire français. Bône, Oran et d'Alger deviennent les préfectures de trois départements français (Alger, Oran et Constantine). Les musulmans et juifs d'Algérie deviennent « sujets français » sous le régime de l'indigénat.

Les dernières résistances :
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Lalla Fatma N'Soumer, figure de la résistance contre l'armée coloniale française

Le territoire algérien est donc officiellement annexé par la France, mais dans les faits, toute la région de Kabylie résiste encore. L'armée française d'Afrique contrôle alors tout le nord-ouest de l'Algérie. Les succès remportés par l'armée française sur la résistance d'Abd el-Kader, renforce la confiance française, et permet de décréter, après débats, la conquête de la Kabylie.

Entre 1849 et 1852, la domination française s'étend à la Petite Kabylie. En juillet 1857, des tribus de Grande Kabylie se rendent, la capture de la maraboute Lalla Fatma N'Soumer ne met pas un terme néanmoins à la résistance. La Kabylie se soulève jusqu'au début des années 1870. Dans le sud, la prise de Laghouat et de Touggourt, la soumission des Beni-M'zab du Mzab (1852) et celle du Souf, reculent les limites de l'Algérie jusqu'au grand désert.

Sous Napoléon III (1848-1870):

Napoléon III essaye de transformer la conquête en un «royaume arabe» associé à la France et dont il serait lui-même le souverain : les colons et les intérêts économiques de l'Algérie seront des opposants farouches de l'Empereur allant jusqu'à réclamer une consultation électorale.

Dans une lettre du 6 février 1863, l'Empereur au maréchal duc de Malakoff, publiée dans le Moniteur universel, par laquelle il était prescrit de rendre les tribus ou fractions de tribus propriétaires incommutables des territoires qu'elles occupent à demeure fixe, et dont elles ont la jouissance traditionnelle, à quelque titre que ce soit. l'Algérie étant déclarés par le souverain, non une colonie proprement dite, mais un royaume arabe. [106]. Napoléon III décide de visiter l'Algérie. Cette visite dure six semaines, il est reçu partout avec enthousiasme : Dans l'Algérie entière, les colons répétant cent fois par jour : « L'Empereur est venu, il a vu, nous sommes sauvés. » Les morts eux-même, ceux qui ont succombé dans la lutte de l'homme civilisé contre une nature sauvage, contre les miasmes pestilentiels de marais ; les morts s'unissent aux vivants pour redire : « Sois le bienvenu, César, les morts te saluent. » C'est à la stupéfaction des colons qu'un sénatus-consulte, la propriété du sol qu'elles occupent a été dévolue aux tribus indigènes, et des commissions d'exécution

En 1865, 225 000 colons, français ou européens possèdent environ 700 000 hectares[107]. Mais la colonisation [...] se déclare satisfaite si [...], on demande aux indigènes, soit par acquisition, soit par expropriation, un complément de 400 000 hectares[108]. Le 14 juillet 1865, un sénatus-consulte (une loi) permet aux musulmans d'acquérir la citoyenneté française en échappant à titre individuel au statut coranique au profit du droit civil français; mais cela reste théorique dans la mesure où la citoyenneté française était plus difficilement accordée à un autochtone algérien pourtant titulaire de la nationalité française qu'à un étranger.

Le 27 décembre 1866, un décret crée des conseils municipaux élus par quatre collèges séparés français, musulman, juif et étrangers européens ; les Français disposent des deux tiers des sièges ; dans les « communes de plein exercice », les maires ont des adjoints indigènes.

L'Algérie, sous occupation française, comme le reste de l'Afrique, s'est enrichie, son revenu passant de 2,2 milliards en 1870 à 6,4 en 1913[109].

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