Histoir de l'Algérie (6)

Dynastie Zianide (1235 à 1556) :

Icône de détail Articles détaillés : Zianides et Art hafside, zianide et mérinide. Carte des État méditerranéens au XIVe siècle[58] Drapeau zianide[59]

Les Zianides ( الزيانيون en arabe), aussi appelés Abdalwadides, sont une dynastie berbère zénète ayant régné depuis Tlemcen, de 1235 à 1556, fondée par Yghomracen Ibn Zyan et dont l'étendue du Royaume préfigurait une partie de l'actuelle l'Algérie.

Les Abdalwadides[60], furent refoulés vers les hautes plaines d'Oranie par l'invasion des Hilaliens en 1051. Nommés gouverneurs de Tilimsen par les Almohades, ils s'arrogèrent un pouvoir autonome, contribuant ainsi à la chute de ceux-ci. Ils tombèrent plus tard sous la domination de leurs rivaux, les Mérinides de Fes (de 1337 à 1348 et de 1352 à 1359)[61], puis sous suzeraineté Hafside (fin du XVe siècle), mais ils réussiront à se faire un État et à vaincre les Mérinides. Les Zianides sont vaincus par les Ottomans en 1556.

Dynastie Mérinide (1258 à 1465) :

Icône de détail Articles détaillés : Mérinides et Art hafside, zianide et mérinide. Royaume Mérinide à son extension maximale (1347-1348)[62] Emblème de la dynastie mérinide

Les Mérinides ou Marinides (مرينيون [marīnīyūn]) ou Banû Marin ou Bénî Marin (بنو مرين [banū marīn]) forment une dynastie de berbères appartenant au groupe des Zénètes selon Ibn Khaldoun.

Ils seraient des nomades originaires des Aurès[63] et seraient également apparentés frèaux Ilumi et aux Medyuna. Ils habitaient le grand territoire situé entre le Za (partie orientale du Moulouya) et le Moulouya[64]. Les Mérinides dominent, entre 1258 et 1465[65], diverses régions de l'actuel Maroc et imposent durant une année leur pouvoir sur une partie du Maghreb[66]. Le centre de leur royaume se situe entre Taza et Fès, ses frontières, qui évoluent avec le temps, sont l'océan Atlantique à l'ouest, la mer Méditerranée au nord, le domaine des Abdalwadides à l'est pour une courte période, et le Sahara au sud.

Entre 1275 et 1340, les Mérinides tentent de prendre le royaume nasride qu'était alors allié du royaume zianide[67]. Leur défaite à la bataille de Tarifa devant la coalition castillano-portugaise marque la fin de leurs interventions dans la péninsule Ibérique.

En 1358, la mort d'Abu Inan Faris, tué par l'un de ses vizirs marque le début de la décadence de la dynastie qui ne parvient pas à refouler les Portugais et les Espagnols, leur permettant, ainsi qu'à travers leurs continuateurs les Wattassides, de s'installer sur la côte. La résistance s'organisera autour des confréries et des marabouts dont est issue la future dynastie saadienne de la vallée du Draâ.

 

L'arrivée des Andalous et des Morisques :

Icône de détail Articles détaillés : Morisques, Marranes, expulsion des Morisques, Mudéjar, Al-Andalus, Histoire des Juifs en Algérie, Histoire de l'Andalousie, Zianides et Gharnati. Armée chrétienne composée d'autant de chrétiens que de mercenaires berbères

Les musulmans ont régné près de huit siècles (de 711 à 1492) en Andalousie, une tête de pont musulmane s'est maintenue durant une période en Provence dans le massif des Maures et à Ramatuelle, dans le Sud de la France, jusqu'à la fin du Xe siècle[68]. La Sicile fut également sous domination musulmane pendant près de 250 ans, et la majeure partie de ses habitants se convertirent à l'islam jusqu'à ce que les armées chrétiennes et normandes ne récupèrent l'île, fondant le royaume de Sicile.[69]

Boabdil remettant les clés de Grenade à Ferdinand et Isabelle (Tableau de Francisco Pradilla y Ortiz)

Plusieurs dynasties Nord Africaines sont intervenues dans l'histoire d'Al-Andalus: Ifrenides, Zirides, Hammadides, Almoravides, Almohades, Zianides et Mérinides.

Les Rois Catholiques vont achever la Reconquista en 1492, suite à cela, une partie des Juifs seront refoulés vers l'Afrique du Nord. A partir de cette date, les Espagnols vont diffuser la culture maure en Amérique (Les techniques d'irrigation, le sucre, le café, etc.)[70]

Débarquement des Morisques au port d'Oran (1613, Vicente Mestre), Fundación Bancaja de Valencia

L'arrivée des Andalous et des Mudéjars coïncidera avec la progression de la Reconquista jusqu'à son achèvement. Après 1502, tous les musulmans qui arriveront en Algérie seront appelés Morisques, ces derniers seront définitivement expulsés de la péninsule Ibérique à partir de 1609 sous Philippe III, suite au décret d'expulsion des Morisques[71]. Une partie d'entre eux s'installera ailleurs en Europe, plusieurs se convertirent aux christianisme, le reste se réfugiera en Afrique du Nord[71].

Ainsi dans cet état de fait, des milliers de familles viennent d'Espagne et de Sicile en Afrique du Nord, dont la majeur partie s'installe en Algérie. Ils viennent en masse dans les villes de nord du pays, dont: Oran, Tlemcen, Nedroma, Blida, Alger, etc.[72] Ces grandes familles, qui ont fait tout ce qu'elles pouvaient pour rester dans leur pays d'origine, sont forcées à vivre dans une terre qui leur est tout à fait inconnue. Leur apport sera très important dans la société, la culture sera en premier plan, ainsi que la construction des villes et l'économie. Ces familles vont changer pour beaucoup le décor de la scène sociale de l'époque[73].

La présence espagnole au XVIe siècle :

Icône de détail Articles détaillés : Histoire de l'Algérie et Histoire de l'Espagne. Pedro Navarro

Au mois de juillet 1501, les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses. Il faudra attendre le débarquement de Mers-el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La cité comptait alors environ 25 000 habitants. La prise de la ville par l'armée du cardinal Francisco Jiménez de Cisneros, commandée par Pedro Navarro, eut lieu le 17 mai 1509. Après l'occupation du port de Mers-el-Kébir (1505), et celui de la ville d'Oran (1509), la ville fut désertée, puis totalement occupée par les troupes Espagnoles. Dès 1509, le Cardinal Ximenes entreprit la construction sur les ruines de la mosquée Ibn El Beitar de l'église Saint Louis, qui domine la vieille ville des deux côtés. En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs alors installés à Alger, et parvint à maintenir encore la présence espagnole. Les Espagnols procédèrent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général dans ce donjon »[74]. Longues de plus de deux kilomètres et demi, ces fortifications comprenaient de nombreux forts, bastions et tours-

Francisco Jiménez de Cisneros

vigies. Au XVIe siècle, les Espagnols font ainsi d'Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux prés de la rade de Mers El Kebir. Ce lieu était peuplé par de nombreux singes (los monos en espagnol) qui donnèrent son nom à la forteresse. Les déportés espagnols enfermés à La Mona pouvaient apercevoir leur famille une fois par an, le dimanche de Pâques. La mona était le nom du gâteau qu'emportaient avec eux les pèlerins à la Vierge et les visiteurs au Murdjajo. En 1563, Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz, fit construire au sommet du pic de l'Aïdour le fort de Santa-Cruz. En 1568, Don Juan d'Autriche visita Mers-el-Kébir puis Oran. Les juifs d'Oran n'eurent pas la vie facile avec les Espagnols, considérés comme des ennemis de la religion. Les juifs qui habitaient Ras El Ain et le Ravin Blanc furent expulsés hors d'Oran par les Espagnols à partir de 1669 et durent habiter la montagne de La Corniche Supérieure (Misserghin). Malgré ces fortifications, la ville était l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied même des remparts. En 1701, Le Rozalcazar, ou Bordj Lahmar, ou encore Château Neuf, était considéré comme la plus grande des fortifications de la ville d'Oran. C'est ainsi qu'en 1707, Moulay Ismaïl, sultan du Maroc ayant tenté d'en forcer la défense, vit son armée décimée. La ville, dès lors, connaît une croissance continue : il lui faut gagner de l'espace et de l'air au-delà des remparts. La démolition des murailles est menée à bien sur plusieurs années. C`était en cette période que les espagnols s'enferment à l'intérieur du fort, par manque de ravitaillement, ils se nourrissaient pour la première fois de la fameuse calentica (en Espagnols caliente veut dire chaud) ou Garantita.En 1770, Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce. Sous le roi d'Espagne, Carlos III et les partisans de la conservation de la ville s'affrontent. Entre 1780 et 1783, le ministre Floridablanca proposa a l'Angleterre d'échanger Oran contre Gibraltar.

En 1510, Ferdinant le Catholique attaque la ville d'Alger. Les Espagnols l'assiégèrent et bâtirent sur un îlot de la baie d'Alger une forteresse, le Peñón d'Alger, destinée à bombarder la ville et à empêcher son approvisionnement. Salem ben Toumi chef des Beni Mezghenna demande l'aide des Turques[75].

Le fort de Santa Cruz à Oran

Pedro Navarro prend Béjaia en 1510[76] à 1555. Il y arrive le 5 janvier 1510 avec 5 000 hommes et attaque la ville. Abderrahmane oppose 10 000 soldats, qu'il lance immédiatement contre les Espagnols en cours de débarquement. En même temps, il les bombarde de la ville. L'assaut est néanmoins repoussé, grâce notamment à l'artillerie de marine. La riposte espagnole commence immédiatement, avec des bombardements maritimes et terrestres. L'essentiel de la bataille se déroule dans la ville. À la fin, Abderrahmane réussit à prendre la fuite et il y aura plusieurs morts. La renommée de Navarro et le récit de ses exploits militaires incitent les rois d'Alger, de Tunis et de Tlemcen à prêter l'hommage au roi d'Espagne et à libérer tous leurs prisonniers chrétiens.Cependant en 1514, grâce a une attaque combinée des Kabyles menée par Sidi Ahmed ou el Kadhi à la tête de 20 000 hommes et des Turcs par la mer la ville de Bejaia sera libérée de la présence espagnole temporairement. Les Espagnols en seront ensuite définitivement expulsé en 1555 par les ottomans dirigé par Salah Raïs pacha.

Selon d'autres sources, Abdel Aziz fils du Saint Sidi Abderhamen (maître de la Kalaâ des Béni Abbès et fondateur de la Zaouia et descendant des Idrissides) fait sa soumission aux Espagnols et il était opposé aux Zwawas (allié au royaume Koukou) par le passé[77]. Pedro Navarro fait construire le Fort Moussa à l'Est de Béjaia[78].

Période ottomane (1515 à 1830):

Icône de détail Article détaillé : Empire Ottoman. Progression de l'Empire Ottoman

Régence d'Alger (1515 à 1830):

Icône de détail Article détaillé : Régence d'Alger. Selim le Terrible Carte maritime ottomane du XVIe siècle représentant la côte entre Alger et Bejaia

Selim Ier installe la Période de la Régence en 1515.

Drapeau de la Régence d'Alger Gallion ottoman du XVIe siècle


1ère version

Selim Ier installe la Période de la Régence en 1515.

À cette époque le territoire de l'actuelle Algérie était considérablement divisé. Au sud le sultanat de Touggourt était indépendant depuis 1414, tandis qu'au nord-ouest la région était gouvernée par les zianides, à l'exception de la ville d'Oran qu'était gouvernée par les Espagnols depuis 1509. La conquête ottomane de la région d'Alger commença en 1518, et fut successivement gouvernée, pour le compte de l'Empire ottoman, par des beylerbeys (gouverneurs généraux) de 1518 à 1587, des pachas de 1587 à 1659, des aghas de 1659 à 1671 et des deys de 1671 à 1830.

La région de Constantine, conquise en 1525, prit une relative autonomie administrative par rapport à Alger en 1567 et fut administrée par des beys jusqu'à la conquête française le 13 octobre 1837. Du côté d'Oran, la province fut annexée à l'empire ottoman de 1708 à 1732, puis à partir de 1792. Enfin, une confédération targuie, les Kel Ahaggar, fut formée dans le Sahara algérien vers 1750, tomba sous suzeraineté française en 1903 et fut éliminée par l'Algérie en 1977.


2e version La conquête ottomane de la région d'Alger commença en 1518, et fut successivement gouvernée, pour le compte de l'Empire ottoman, par des beylerbeys (gouverneurs généraux) de 1518 à 1587, des pachas de 1587 à 1659, des aghas de 1659 à 1671 et des deys de 1671 à 1830.

En principe, l'autorité des ottomans s'étendaient sur l'ensemble de la Régence d'Alger, c'est à dire le nord de l'Algérie actuelle. Mais en réalité celle-ci variait selon l'époque et les régions concernées. Ainsi des régions montagneuses comme en Kabylie et ou dans les Aurès entraient à nombreuses reprises en révoltes contre l'Autorité ottomane. À l'est de l'Algérie dans les Aurès, plusieurs tribus s'unissent et déclenchent des luttes contre les ottomans. Cependant plusieurs luttes internes entre fractions Chaouis s'enflamment dans les zones montagneuses des Aurès. Les Ouled Daoud ainsi que plusieurs tribus empècheront les ottomans de pénétrer dans leurs territoires [79].Saleh Bey tenta sans y parvenir de les soumettre en dirigeant contre eux une expédition [79]. En somme, la grande union des Chabias se divise, cela provoque l'indépendance de plusieurs tribus à l'égard des Ottomans entre XVIIe siècle et XVIIIe siècle. [80].

Le royaume de Koukou[81] a duré pendant deux siècles[82]. Il a été fondé au XVIe siècle par Ahmed Belkadi, un des chefs kabyle qui a participé à chasser les Espagnols de Bejaia avec l'aide des Turcs en mer . Sa capitale est Ait Ghabri. En 1520, Khayr ad-Din Barberousse décide de mener une expédition contre Ahmed Belkadi. La bataille aura lieu dans la plaine des Issers. La victoire des Kabyles sera sans équivoque et c'est avec beaucoup de chance que Khayr ad-Din Barberousse aura la vie sauve en ayant pris la fuite au bon moment. Victorieux, Ahmed Belkadi s'empare d'Alger et régnera sans difficulté jusqu'en 1527, date à laquelle Khayr ad-Din Barberousse le défait et rétablit son autorité à Alger avec l'aide Abd-el-Aziz, chef kabyle des Beni Abbas et rival de Belkadi En 1823 les Beni Abbas de Basse Kabylie entrèrent en révoltes contre l'autorité de la Régence et coupèrent les voix de communications entre Alger et Constantine. Ce n'est qu'après plusieurs mois de combats que l'agha Yahia pu négocier la soumission des tribus révoltées[83]

 

Icône de détail Article détaillé : Liste des gouverneurs d'Alger. Icône de détail Article détaillé : Corso (brigandage maritime).

Époque des Beylerbeys : (1515 à 1587) :

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Portrait de Khayr ad-Din Barberousse

Cette période est surtout marquée par la lutte de Charles Quint contre Soliman et son vassal Barberousse. Charles Quint réussit à prendre Tunis mais échoua à Alger. Pendant cette période,les trois règnes de Hassan Pacha ou "Hassan Barberousse", fils du fondateur de la régence, furent marqués par des interventions armées au Maroc et des tentatives de reprises d'Oran, avec comme épisode célèbre, la victoire sur le comte d'Alcaudete devant Mostaganem. Quant à Euldj Ali ou "Ali el Fartas", il reprit Tunis aux espagnols en 1574, après avoir participé au siège de Malte et avoir sauvé l'honneur de la flotte Ottomane, à la Bataille de Lépante, où il commandait l'aile gauche, la flotte d'Alger; en outre, il fournit une aide humaine et materielle désinteressée aux Morisques d'Espagne, au moment de le leur insurrection en Andalousie. Ces deux Beylerbeys finirent grands amiraux de la flotte ottomane.

Icône de détail Article détaillé : Attaque d'Alger par Charles Quint.

Époque des Pachas: (1587 à 1659) 

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Époque des Aghas : (1659 à 1671) 

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Époque des Deys : (1671 à 1830): continuer à la rubrique suivante                                       page d'accueil

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