Histoir de l'Algérie (4)

Domination byzantine (534-647) :

Icône de détail Article détaillé : Empire byzantin. Carte de l'empire byzantin en 550. Le vert correspond aux conquêtes menées durant le règne de Justinien Ier

Le passage des Vandales et des Alains en Afrique ne laisse que très peu de traces mais un siècle de liens coupés avec Rome puis avec Byzance a profondément changé les esprits des autochtones dont beaucoup ne vont pas accepter la domination byzantine qui doit vite compter sur les nombreuses attaques de révoltés berbères comme lors de la révolte de Antalas juste après la reconquête byzantine. La fragilité de cette reconquête « éclair » et l'instabilité de la domination byzantine permet aux tribus berbères d'organiser la résistance contre l'« occupant ».

En 544. Les Byzantins exerceront un pouvoir juste dans la province de Constantine. Cependant, l'émergence d'insurrection berbère contre les Byzantins provoque l'organisation de plusieurs États puissants les Dejrawa, les Banou Ifren, les Maghraouas, les Awarbas, et les Zénètes [33].

Période : islamisation de l'Algérie (647 à 776) :

Ibn Khaldoun dresse un tableau qui résume presque toutes les dynasties importantes en Algérie au Moyen-Âge. [34][35]

Califat omeyyade (647 à 743):

Icône de détail Articles détaillés : Omeyades, Empire Omeyyade et Conquista. Étendue maximale du califat omeyyade, allié des Zénètes

La Berbérie, comme elle l'avait été jadis au cours de la période punique, se retrouve rattachée à l'Orient. L'Islam éteint ce flambeau du monde occidental et du christianisme[36]. Les Berbères s'enfuirent massivement à l'arrivée de l'Islam[37] en se réfugiant en Sicile[38].

La chute de Rome, puis des Vandales, et l'instabilité durant la période byzantine entraînent la reconstitution de plusieurs principautés berbères. Certaines, notamment dans les Aurès, vont résister à l'arrivée des musulmans entre 670 et 702.

Les figures les plus connues de ce conflit furent le roi chrétien Koceila, qui vainquit Oqba Ibn Nafaa en 689, près de Biskra, puis la reine guerrière Kahena (de son vrai nom Dihya), qui à la tête des Berbères ( des Dejrawas, des Banou Ifren de l'Aurès [39] et des Nefzaouas de Libye Tripolitaine, ainsi que des Roums de la côte, infligea, en 693, à la bataille de la Meskiana, une sévère défaite au corps expéditionnaire arabe de l'émir Hassan Ibn en Noman, qu'elle repoussa jusqu'en Tripolitaine. Mais elle perdit la bataille suivante en partie à cause de la trahison d'un jeune Arabe qu'elle avait adopté (Khaled) et en partie parce que ses hommes, voulant faire la terre brûlée pour décourager l'invasion, suscitèrent l'opposition des cultivateurs Roums qui passèrent du côté arabe. Kahena meurt au combat dans l'actuel Est algérien (Puits de Kahena, « Bir al Kahena »).

De nombreux Berbères se convertissent ensuite en masse à la religion musulmane. Certains adoptent même la langue des conquérants, surtout à l'Est de l'Ifriqya. La conquête musulmane de l'Espagne et du sud de la France qui s'ensuivit fut menée par un contingent arabo-berbère qui comptait beuacoup de récents convertis, à commencer par son chef Tariq ibn Ziyad, qui donna son nom à la colline de Gibraltar (Djebel Tarik). Après un conflit avec le gouverneur du maghreb Moussa Ibn Nousair, Tariq Ibn Ziad fut envoyé enchainé au calife de Damas et il mourut en route. Quant à l'immigration arabe en Afrique du Nord, elle fut peu importante, sauf dans deux régions extérieures à l'Algérie, celle de Kairouan et celle de Tanger. Il s'y ajouta ultérieurement l'arrivée dans certaines régions du sud l'arrivé de tribus Arabes bédouines nommées Hilaliens.

Kharidjisme berbère (736 à 947):

Icône de détail Article détaillé : Kharidjisme.

Cet article ou cette section est sujet à caution car il ne cite pas suffisamment ses sources. (avril 2009) Pour rendre l'article vérifiable, signalez les passages sans source avec Référence nécessaire et liez les informations aux sources avec les notes de bas de page.

Les Berbères ne tardent pas à se révolter contre l'autorité du calife d'Orient, autant pour des raisons fiscales que politiques. Plusieurs royaumes berbères autonomes font leur apparition. Dans le Maghreb central, l'un d'eux, la principauté de Tahert se développe durant 140 ans. À la suite du grand schisme de l'islam, lorsque `Ali, gendre du prophète disputant le califat à Muawiya, accepta une transaction, à la suite de laquelle Muawiya fut vainqueur, l'islam se divisa en deux branches principales : les adeptes de la branche dominante prirent le nom de sunnites et ceux qui se réclamaient d'Ali devinrent les chiites. De ces deux branches, celle qui a finalement prévalu en Afrique du Nord est le sunnisme.

Il n'en fut pas toujours ainsi puisqu'au moment du schisme, la branche chiite fut à son tour l'objet d'une scission : certains des partisans d'Ali lui reprochèrent d'avoir accepté le compromis avec Muawiya et 12 000 de ses hommes quittèrent son armée. Leur tendance prit le nom de kharidjisme. Le kharedjisme se développa par la suite avec une grande ampleur en Afrique du Nord, où il fut accueilli avec chaleur par de nombreux berbères. Leur révolte débuta à Tanger en 742.

Autre phénomène, le kharidjisme berbère sufrite et nekarite prit racine non seulement dans la ferveur religieuse, mais aussi dans le mécontentement populaire. Le kharidjisme berbère est basé sur des élections pour désigner les chefs. Un grand désordre et des combats très violents ensanglantèrent l'Afrique du Nord. Ces massacres et ces dévastations entraînèrent, entre autres conséquences, la création des royaumes du Maroc et de Tiaret, ainsi que l'arrivée au pouvoir de la dynastie chiite des Fatimides.


Quant au kharedjisme, il disparut entièrement de l'Afrique du Nord où il n'a subsisté que dans le Sud algérien, au Mzab. Les actuels originaires du Mzab, ou mozabites, exercent de nos jours, dans le reste de l'Algérie, les activités les plus pacifiques, contrastant particulièrement avec le goût pour le combat de leurs ancêtres.

Révolte berbère d'Abou Qurra (736 à 790):

Icône de détail Article détaillé : Abou Qurra.

 

Vers 736, Abou Qurra des Banou Ifren est élu comme roi des Banou Ifren et comme calife des Berbères kharidjites sufrite[35]. Abou Qurra rassemblera tous les Berbères sous son commandement. Abou Qurra part en guerre contre tous les régimes despotiques des Omeyades, des Fatimides et des Abbassides. Abou Qurra sort vainqueur de toutes les batailles. Il établira sa puissance dans tout le Maghreb. Il quitte sa fonction après que quelques divergences apparaissent entre lui et ses subordonnants. Abou Qurra retourne à Tlemcen et commande les Banou Ifren. Il invitera Idris à Tlemcen et s' efforcera à pacifier la région.

Période : Dynasties musulmanes berbères et arabes : (776 à 1556) [modifier]

Dynastie Rostemide (776 à 909) :

Icône de détail Article détaillé : Rostémides. Extension maximale de la dynastie Rostémide (776-909)

Ibn Rustom prend comme épouse une femme berbère des Banou Ifren et il aura des enfants .[40] Il fondera une dynastie dans le nord du Maghreb avec Tahert pour capitale. La dynastie est considérée comme étant le deuxième État Musulman totalement indépendant du califat Islamique après l'Émirat de Cordoue en Andalousie. Par la suite, l'idéologie du rostemisme se transformera en ibadisme.

Dynastie Idrisside 788 à 985 :

Icône de détail Article détaillé : Idrissides. Extension maximale de la dynastie Idrisside (788-985), allié aux Zénètes et aux Awarbas

Idris prend comme épouse une berbère. Il y aura un enfant Idriss II. [27] Deux versions des faits: La première Abou Qurra invite Idriss vers 790 à séjourner à Tlemcen[41]. La deuxième version et que Idriss regroupe ses alliées et fait une incursion à Tlemcen. Le chef des Maghraouas Mohamed Ibn Khazer fera une allégeance à Idris vers 790. En somme, il n'y aura aucun combat entre Idris et les Zénètes.[42]

Idris va combattre les kharidjites et les Aghlabides lorsqu'il prend pouvoir au Maghreb.

Dynastie Aghlabide 800 à 909 :

Icône de détail Articles détaillés : Aghlabides et Histoire de la Tunisie. Extension maximale du royaume des Aghlabides Aghlabides vers l'an 820 de l'ère chrétienne, apparition des Rostémides en 776.

En 800, le calife abbasside Haroun ar-Rachid délègue son pouvoir en Ifriqiya à l'émir Ibrahim ibn Al-Aghlab.

Al-Aghlab établit la dynastie des Aghlabides, qui règne durant un siècle sur le Maghreb central et oriental. Le territoire bénéficie d'une indépendance formelle tout en reconnaissant la souveraineté abbasside.

Par la suite, les émirs aghlabides continuent de prêter allégeance au calife abbasside.

Dynastie Fatimide (909 à 972):

Icône de détail Article détaillé : Fatimides. Fatimides, au Xe siècle quatre dynaties émerges Zirides, Ifrenides, Maghraouides et Hammadides

L'origine de la dynastie fatimide chiite remonte au Xe siècle siècle, où, entre 909 et 1171, Ubayd Allah al-Mahdi, un chiite ismaélien originaire de Syrie, s'installe en Kabylie en fondant un califat dissident des Abbassides de Bagdad.

Ubayd Allah al-Mahdi, dont le surnom Al-Mahdi (مهدي), signifie « celui qui est guidé (par Dieu)», se targuait alors d'être un descendant indirect du prophète Mahomet, par sa fille Fatima Zahra, et son gendre Ali ibn Abi Talib. Les sunnites, qui contestaient notamment cette assertion, furent persécutés sous le joug des Fatimides. Les historien sunnites gardent d'ailleurs trace de cette dynastie sous un nom différent, celui d'« Ubaydites ».

Le calife, lors d'un séjour à Sijilmassa au Maroc, foyer du kharidjisme, fut capturé par les Berbères zénètes. Des dai qarmates furent alors dépêchés comme émissaires par Ismaïl ben Jafar auprès de tribus berbères pour tenter de négocier leur soutien et de libérer leur leader. La tribu Kutama accepta de se rallier aux Fatimides, ce qui conduisit à la libération d'Al Mahdi. Une fois libéré il recruta avec les Kutama de nouveaux combattants berbères, aboutissant à la conquête de l'Ifriqiya des Aghlabides, et à l'extension de l'influence de la dynastie sur une grande partie du Maghreb.

Les Zénètes néanmoins ne leur laissèrent pas pour autant champ libre : À l'apogée d'une période de remous sur fond de rébellion des Kharijites, les tribus berbères zénètes d'Abu Yazid[43] parviendront en 944, à défaire l'armée fatimide et à s'emparer de Kairouan.

C'est alors que les Zirides, alliés des Fatimides, arrivent à point nommé à la rescousse des chiites: Le chef berbère Ziri ibn Manad, ayant réuni sous son autorité les tribus Sanhadjas, met en déroute les tribus Zénètes et sauve l'empire Fatimide. Il y gagnera le poste de gouverneur du Maghreb central comme récompense de sa fidélité.

Peu à peu, l'armée affaiblie des Fatimides se recompose, puisant toujours leurs forces chez les Kutamas, mais aussi désormais en Perse et en Syrie, d'où les mercenaires affluent. Ils parviendront finalement à se ré-imposer en maîtres du Maghreb occidental, avant de tourner leur effort armé vers l'Orient, pour aboutir à la conquête de l'Égypte en 969.

A partir de ce moment, les Fatimides commencèrent à se désintéresser de leurs terres d'origine, les laissant au fur et à mesure tomber aux mains des Zirides, jusqu'à un tel point qu'en 1060 la dynastie n'avait plus pour territoire que l'Égypte.

Dynastie Ifrenide de 942 à 1066 : continuer à la rubrique suivante                                     page d'accueil

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