Histoir de l'Algérie (2)

Règne de Jugurtha :

Cet article ou cette section est sujet à caution car il ne cite pas suffisamment ses sources. (avril 2009) Pour rendre l'article vérifiable, signalez les passages sans source avec Référence nécessaire et liez les informations aux sources avec les notes de bas de page. (modifier l'article)

Ainsi après la mort du grand roi Massinissa, une crise de succession, vue d'un bon œil par Rome se produisit et qui plaça la Numidie dans des troubles politiques. Micipsa, fils de Massinissa assuma le pouvoir brièvement, et fit envoyer le très populaire Jugurtha, petit-fils de Massinissa, comme représentant en Ibérie pour l'éloigner du pouvoir. Micipsa nomme Gulussa vice-roi et ministre de la guerre et Mastanabal vice-roi et ministre de la Justice. Après le bref règne de Micipsa, ses deux fils Adherbal et Hiempsal finissent par détruire tout le travail d'unification de Massinissa en divisant la Numidie de nouveau en Numidie Orientale et Occidentale. La crise politique encore larvée à ce stade entre Rome et la Numidie, finit par devenir publique lorsque Jugurtha, le très populaire petit-fils de Massinissa revient en Numidie et se saisit du pouvoir par la force en 118 av. J.-C., en s'attaquant aux petits-fils de Massinissa (tuant Hiempsal et expulsant Adherbal qui s'enfuit à Rome) pour réunifier la Numidie et la remettre sur le chemin de la stabilité et du développement.

Représentation d'un cavalier numide

Rome qui ne voit pas d'un bon œil cette réunification, se met alors à chercher des problèmes politiques à Jugurtha, en lui demandant de s'expliquer sur sa prise de pouvoir violente et l'expulsion d'Adherbal qui s'est réfugié chez eux. Jugurtha aurait répliqué dans son entourage qu'il est une chose qu'il avait apprise des Romains lors de son séjour en Ibérie : « Roma est urbs venalia » (trad. « Rome est une ville à acheter »), faisant ainsi référence à l'étendue de la corruption chez les officiels romains. C'est ainsi que Jugurtha se résout à acheter un répit en offrant de l'argent à des membres de la classe politique romaine pour les corrompre. Rome accepte alors de le laisser régner, mais seulement à condition que la Numidie reste divisée. Elle lui offre la reconnaissance diplomatique sur la Numidie occidentale, à condition de remettre Adherbal sur le trône en Numidie Orientale. Jugurtha accepta dans un premier temps l'offre de Rome. Cependant, ses intentions de restaurer la Numidie unifiée et forte à l'instar de celle que son grand-père avait construite reste les mêmes. C'est ainsi qu'en 112 avant JC, il décide d'envahir la Numidie Orientale, réunifiant ainsi la Numidie. Au passage il fait exécuter plusieurs hommes d'affaires romains qu'il trouve sur place en Numidie Orientale. Le gouvernement Romain furieux d'un tel développement est sur le point de lui déclarer la guerre, lorsque Jugurtha réussit de nouveau a corrompre les responsables en place à Rome. Cela a pour conséquence de calmer l'animosité envers lui a Rome, et même de lui procurer un traité de paix avantageux. Toutefois, quelque temps plus tard, et suite à quelques changements dans la balance du pouvoir à Rome, Jugurtha est convoqué à Rome pour s'expliquer sur la manière dont il aurait obtenu un traité de paix si suspect. Excédé, Jugurtha fait exécuter Adherbal en réponse, et la classe politique romaine se déchaîne alors et finit par demander l'invasion de la Numidie. Rome envoie le consul Metellus en Numidie à la tête de plusieurs légions pour punir Jugurtha et le déposer. Jugurtha réussit grâce à son intelligence et à son courage attestés à résister durant des années, en combinant des manœuvres militaires face aux Romains et politiques avec son voisin de l'ouest, le roi Bocchus Ier de Maurétanie. L'adjoint du consul Metellus, Gaius Marius entrevoyant une opportunité retourne à Rome pour se plaindre de l'inefficacité suspecte de son chef et demande à être élu consul à sa place, ce qu'il obtint. C'est alors que Gaius Marius envoie son questeur, Lucius Cornelius Sulla en mission en Maurétanie pour négocier l'aide de Bocchus Ier. Bocchus accepte alors de trahir Jugurtha, et aide les Romains à le faire tomber dans un guet-apens où il est capturé. Jugurtha est alors envoyé à la fameuse prison de Tullianum, et exécuté tout de suite après la tradition du triomphe romain en 104 avant J.-C. à la prison de Tullianum.

Colonisation et découpage du territoire [modifier]

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Buste de Juba Ier

Après l'exécution de Jugurtha, la Numidie occidentale est offerte à Bocchus pour être rajoutée à son royaume de Maurétanie, tandis que la Numidie orientale est gouvernée encore quelque temps par des princes Numides soumis à Rome. Le roi Gauda, demi-frère de Jugurtha, fut placé sur le trône pour succéder en premier à Jugurtha et régna de 106 a 88 av. J.-C. Puis son fils, le roi Hiempsal II fut placé sur le trône et régna de 88 à 60 avant JC. Juba Ier arriva au pouvoir à l'âge de 25 ans après avoir reçu une éducation dans le style romain. L'arrivée de Juba Ier au pouvoir signifia un retour à la ligne royale légitime de Massinissa car il était l'arrière-petit-fils de Massinissa et fils du roi Hiempsal, lui-même fils légitime de Massinissa et assassiné par Jugurtha. Juba Ier, descendant direct de Massinissa fut ainsi placé sur le trône en 60 av. J.-C. pour succéder à Hiempsal II. Lors d'une visite à Rome, Jules César qui ne portait pas de barbe, l'insulta publiquement tout en tirant sur la sienne[réf. nécessaire]. Quelque temps plus tard, Gaius Quintus Scribonus Curio, un tribun (l'équivalent d'un parlementaire aujourd'hui) romain se mit à chercher des problèmes politiques à la Numidie pour le compte de Jules César. Curio est issu d'une famille noble et riche dont le père et le grand-père furent des personnages flamboyants, mais aussi à la fois des tribuns, généraux et hommes d'affaires. Gaius Quintus Scribonus Curio se ruina pour honorer leur mémoire, et fit construire le premier amphithéâtre de Rome en l'honneur de son père, et il y célébra plusieurs jeux là-bas. Écrasé par le poids des dettes, Jules César lui proposa de payer ses dettes, à condition que ce dernier lui offre son soutien de tribun face à la Numidie, Curio accepta. C'est ainsi que Curio proposa en 50 av. J.-C. du haut de sa tribune que la Numidie soit tout simplement vendue tout entière à un Romain, c'est-à-dire que le pays numide soit privatisé. Plusieurs sénateurs ne prenaient pas Curio au sérieux dans ses affaires, toutefois Jules César le nomme général de l'Afrique un an plus tard et l'envoie soumettre Juba Ier pour faire de l'idée une réalité. Au même moment, Bocchus II, roi de Maurétanie et fils de Bocchus Ier, met ses armées en marche et la Numidie se retrouve attaquée sur deux fronts. Juba Ier envoie alors son lieutenant Sabura pour combattre les troupes de Bocchus II, tandis qu'il se porte lui-même contre les légions Romaines dirigées par Curio. La réplique numide est une réussite totale, et tandis que le lieutenant Sabura réussit à vaincre les armées maurétaniennes, Juba Ier écrase les légions Romaines, et capture Curio lui-même, qu'il fait exécuter par ses hommes.

Pièce de monnaie à l'effigie de Juba II

Juba Ier sachant pertinemment qu'il ne pouvait résister à Jules César qui avait étendu les frontières de Rome jusqu'en Gaule, et qui semblait déterminé à vaincre rapidement leur chef Vercingétorix, se résolut à s'allier à Pompée, le chef militaire qui avait ramené ses légions aux portes de Rome exigeant un triomphe, et qui avait écrasé la piraterie en Méditerranée ainsi que la révolte de Spartacus. Ce dernier semblait également être le candidat le plus sûr pour une alliance protectrice contre Jules César car étant le plus en opposition avec lui. Lorsque la confrontation entre Jules César et Pompée se transforme en guerre civile romaine en 46 avant JC, Juba Ier participe militairement au côté de Pompée dans la lutte contre les légions de César. À la bataille de Thapsus en 46 av. J.-C., Jules César émerge en vainqueur, Pompée et Juba I sont poussés à la retraite. Juba Ier de retour en Numidie, se suicide avec l'aide de son esclave quelques jours plus tard, et la Numidie devient la province romaine de Africa Nova pendant 16 ans.

Buste de Juba II

Le fils de Juba Ier, prénommé Juba II est pris à Rome où il reçoit une éducation très poussée qui lui permit de maîtriser parfaitement plusieurs langues à la fois. Il épouse par la suite Cléopâtre Selênê elle aussi retenue à Rome. Cléopâtre Selênê était la fille de Cléopâtre VII d'Égypte et de Marc Antoine, général et ami de Jules César. En 30 avant JC, Auguste dissout la province d'Africa Nova et place le fils de Juba Ier sur le trône sous le nom de souverain de Juba II, en espérant obtenir une nouvelle coopération entre la Numidie et Rome. Juba II gouverne avec sa femme Cléopâtre Selênê la Numidie orientale ainsi durant 5 ans. Toutefois étant trop Romain pour les Numides, Juba II abdique face à des troubles politiques grandissant, et quitte la Numidie avec sa femme, mettant fin ainsi a la dynastie numide après plus de deux siècles de règne. La Numidie orientale revient alors à son statut de province romaine sous le nom de Africa Nova. Juba II est alors placé sur le trône de la Maurétanie, qui conserve les territoires de la Numidie occidentale et il y régne jusqu'en l'an 23.

Buste de Ptolémée

Son fils Ptolémée de Maurétanie lui succéde au trône jusqu'en l'an 40, suite à quoi l'empereur Caligula le fait assassiner après avoir décidé de faire de la Maurétanie une province romaine.

Caligula sépare alors la Numidie occidentale de la Maurétanie, et fait de la Numidie occidentale la province de Maurétanie Césarienne qui s'étend de la Kabylie aux environs de l'actuelle frontière marocaine (rivière Moulouya), tandis que la Maurétanie devient la province de la Maurétanie Tingitane.

Vers le début du premier siècle. Les Maghraoua auraient été très nombreux dans les environs d'Icosium (Alger)et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir.Ptolémée de Maurétanie, fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef [29].

Période romaine: (-25 à 430) 

L'interprétation historique de la conquête romaine en Afrique, et plus particulièrement sur le territoire de l'actuelle Algérie, est un sujet historique qui fut très controversé. Les premières fouilles archéologiques modernes en Algérie furent en effet menées par des fonctionnaires et militaires français après 1830 : en prétendant se placer en héritière des Romains, la puissance coloniale française cherchait à légitimer sa conquête. Aussi pendant très longtemps l'histoire de la conquête romaine fut écrite sur le modèle de la colonisation française. La décolonisation et l'indépendance en 1962 permirent un tournant historiographique important, marqué par la publication en 1976 du livre de Marcel Bénabou sur la Résistance Africaine à la romanisation. Dans l'important débat historiographique suivant cette publication des prises de position importantes eurent lieu. Si pour Marcel Bénabou les Africains avaient bien opposé une résistance à la romanisation, Yvon Thébert insista sur la différence qui existait entre la colonisation romaine et la colonisation contemporaine : Rome s'appuie sur l'intégration des aristocraties locales, les Numides ne doivent pas être vus uniquement comme des vaincus, mais aussi comme les membres actifs d'une intégration à ce qui représentait alors le modèle politique dominant, et qui leur était familier puisque dès avant l'arrivée des Romains, les aristocrates numides connaissaient bien la culture hellénique. D'autre part dès la conquête avait commencé un profond brassage humain entre les immigrants venus d'Italie, les vétérans des légions qui avaient combattu au moment des guerres civiles notamment et la population indigène qui donne à l'Afrique romaine sa physionomie si riche et si particulière [30]. La conquête romaine ne doit donc pas tant être vue comme l'affrontement de deux peuples que comme la résultante des tensions politiques internes des peuples intégrés à l'empire.

Selon l'historien algérien M. Kaddache L'Algérie dans l'Antiquité, l'exploitation romaine a eu pour effet de disloquer la société berbère et de faire régresser son niveau de vie. Il faut toutefois fortement nuancer ses propos, car l'Afrique romaine n'eut rien à voir avec une colonie au sens moderne du terme. Les expéditions militaires furent sans rapport avec la sanglante conquête de l'Algérie entreprise deux mille ans plus tard et les quelques milliers de colons Italiens, dont de nombreux vétérans se sont assimilés aux autochtones en une ou deux générations via le mariage ce qui était impensable dans l'Algérie française, devenant des Romano-Africains. Le clivage entre riche et pauvres était une barrière bien plus importante que celle entre immigrants d'origine et autochtones. Le contraste était en effet souvent fort entre la munificence des villes, opulentes et romanisées, et le pays profond, dont les communautés tribales vivaient à distance de la romanisation[31].

Les Gétules qui formaient la majorité de la population algérienne à l'arrivée des Romains en l'an -25 étaient de tradition nomade depuis des millénaires. Devenus des guerriers mercenaires depuis le IIe siècle av. J.-C., ces derniers après avoir offert leurs services aux Carthaginois, à leurs cousins numides et finalement aux Romains furent poussés à se sédentariser par ces derniers, tandis que les sédentaires Numides furent détachés de leurs terres[réf. nécessaire] et réduits à l'exode[réf. nécessaire]. Le stratagème[réf. nécessaire] utilisé par Rome fut en effet ingénieux pour reformer le pays et peut-être résumé en trois étapes.

Sous Auguste (-25 à 25) :

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Statue équestre (fragmentaire) d'Octavien Auguste

Durant le premier demi-siècle de l'occupation romaine en Algérie, l'effort romain consista à briser l'organisation sociale[réf. nécessaire] dans le pays. En effet les Gétules qui avaient été jusque là des nomades et ce depuis des millénaires avaient accepté près d'un siècle auparavant déjà, de combattre aux côtés des Romains contre le roi numide Jugurtha, dès 118 av. J.-C. En échange de leur participation importante dans la victoire obtenue par les légions romaines contre Jugurtha, ils se sont vu attribuer des dizaines d'hectares de terre[réf. nécessaire], prises aux numides, ainsi que la citoyenneté romaine. La propriété terrienne chez les Numides était un point nodal du fonctionnement de leur société, et la célèbre maxime « l'Afrique aux Africains » prononcée par le roi numide Massinissa (par le roi Syphax selon certains historiens) plus de deux siècles auparavant signifiait avant tout que « la propriété terrienne maghrébine doit appartenir aux Maghrébins »... particulièrement dans son royaume Numide. Taferka (l'Afrique) signifiait la propriété de la terre chez les Berbères Numides et Aferkiw (les Africains) signifiait le propriétaire terrien. Ainsi en divisant pour régner, et en échangeant[réf. nécessaire] les rôles des sédentaires et des nomades dans le pays, Rome brisa le tissu social berbère en Numidie pour mieux soumettre les habitants. Durant la même période, les villes numides, comme Cirta (Constantine), la capitale, furent investies par des colons romains, ainsi à Cirta et dans les villes voisines beaucoup des anciens mercenaires de Sittius s'installèrent.

La réforme sociale[réf. nécessaire] du pays par l'occupation romaine eut diverses conséquences. Durant ce premier demi-siècle, entre l'an -25 et 25, les populations numides expropriées[réf. nécessaire] ne se résolurent pas à leur sort facilement, n'ayant pas beaucoup d'alternatives. C'est alors que plusieurs révoltes éclatèrent. Les Romains dont le nombre de troupes était inférieur a 20 000 exigent alors des Gétules de former le gros des forces, pour écraser, sous commandement romain, ces révoltes. Les Gétules acceptèrent de lutter pour les Romains à partir de cette période donc sans contrepartie, c'est-à-dire en abandonnant leur pratique du mercenariat, car ils avaient leurs propriétés terriennes à défendre à présent, et donc leur statut social. C'est ainsi que dès 19 avant JC Balbus appuyé par une armée de Gétules écrase une révolte, avant que Dolabella ne fasse de même avec l'appui Gétule encore une fois, lorsqu'une révolte dirigée par Tacfarinas éclate en l'an 17. Tacfarinas, un descendant de propriétaire terrien Numide exproprie[réf. nécessaire], avait au début de sa vie active tente de survivre avec des petits emplois obtenus aux alentours des nouvelles villes Romaines[réf. nécessaire]. Il finit par s'engager comme auxiliaire dans l'armée Romaine, avant de devenir vraisemblablement excédé par la maigre solde et le traitement discriminatoire subit par les Numides[réf. nécessaire]. Il déserta alors l'armée, et se transforma en chef de bande et pillard, se révoltant ainsi contre l'ordre colonial. Au bout de quelques années, son exemple et ses méthodes furent une telle réussite qu'il parvint à fédérer des tribus numides Musulames, des tribus Maures ainsi que les Cinithiens et déclencha une révolte générale contre les Romains. Les Gétules encore une fois furent appelés à écraser celle-ci, mais à cette époque Rome avait déjà annexé ou transformé en état vassal, toute la côte du Maghreb jusqu'à Syrte (en Libye). Ainsi la révolte de Tacfarinas se propagea dans tout le Maghreb, et il fallut 8 années aux Romains et à leurs alliés Gétules pour l'écraser.

La révolte fut si populaire que même les Garamantes du Sahara vinrent soutenir Tacfarinas et plusieurs Gétules firent défection et rejoignirent les forces de ce dernier. La raison pour la défection de ces Gétules étant qu'à chaque fois que ces derniers étaient appelés à la guerre ils laissaient derrière eux leurs fermes, qui ne produisaient plus autant, et ils se retrouvaient alors privés de revenus pour payer leurs impôts. Certains finirent par crouler sous les dettes et durent vendre une partie ou toute leur exploitation, et c'est cette pratique constante de la guerre et son coût qui mena certains Gétules à rejoindre le camp de Tacfarinas. Toutefois la majorité des Gétules purent maintenir leur affaires profitables grâce notamment à des relaxes d'imposition de la part de l'administration romaine qui comprit rapidement la nécessite d'une telle mesure, ce qui fit pencher la balance du côté de Rome qui écrasa la révolte de Tacfarinas avec l'aide des Gétules en l'an 24.

De l'an 25 à l'an 100 :

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Arche romaine de Trajan à Timgad

Les multiples révoltes[réf. nécessaire] qui suivirent ainsi la dislocation de la société locale[réf. nécessaire] par les Romains poussa ces derniers à enclencher une deuxième étape pour affermir leur présence en Numidie et stabiliser leur nouvelle colonie. Cette deuxième étape du stratagème romain qui s'étendit sur 75 ans, consista à procurer une alternative à la servitude et à la famine qui se profilait à l'horizon pour les dizaines de milliers de citoyens numides expropriés de leur terres et disposés à la révolte. C'est ainsi que Rome encouragea les vétérans de ses légions sur place à occuper les anciens emplacements des villes numides détruites telles que Icosium (Alger) ou Cirta (Constantine), et de les reconstruire dans le style romain, tout en fondant de nouveaux postes militaires qui devait devenir des villes, comme Sitifus (Sétif) ou Timgad (dont il ne subsiste aujourd'hui que de magnifiques ruines). Les gouverneurs romains n'avaient pas l'intention de se limiter à construire des casernes pour l'armée après avoir rasé[réf. nécessaire] les villes Numides, mais comptaient bien ériger des villes complètes, équipées de temples, d'amphithéâtres, etc. C'est alors que entre l'an 40 et l'an 90, plusieurs nouvelles villes romaines furent construites telles que Thamugadi (Timgad), Sitifus (Sétif), ou même reconstruites sur l'emplacement des anciennes villes Numides telles que Tipaza (l'ancienne Tafza Numide), Icosium (Alger), Caesarea, Cirta (qui deviendra Constantine), Hippo Regius, etc. Les ruines romaines à travers l'Algérie qui survivent jusqu'à aujourd'hui en témoignent encore, comme c'est le cas à Tipaza où presque toute la ville est conservée et où l'amphithéâtre semble demeurer intact. Pour construire ces villes, les peupler, et romaniser la population locale, les Romains accueillirent volontairement sur leurs chantiers, puis au sein de leurs villes, les vagues de citoyens numides descendants pour la plupart de leurs parents qui furent expropriés[réf. nécessaire] et qui étaient voués au nomadisme depuis... chose nouvelle pour eux et qui les avait propulsé soudainement dans la pauvreté extrême, la famine ou sinon le pillage et la révolte. C'est ainsi que l'Algérie vécut son première exode rural[réf. nécessaire], et que ces villes devinrent rapidement des centres de commerce et de culture. Les terres intérieures alors sous contrôle Gétule allaient se retrouver alors rattachées aux villes peuplées de Numides par le commerce, et par extension au marché des diverses provinces de l'Empire romain. Pour solidifier et protéger cette nouvelle configuration du pays, les Romains engagèrent alors la construction d'une frontière fortifiée en établissant plusieurs postes au sud de la Numidie, contournant les Aurès et le pays des Nemamchas, avec les forts de Vescera (Biskra), Ad Majores (Hensir Beseriani), Castellum Dimidi (Messaad). Le but de ces forts était de prémunir la province contre d'éventuelles attaques des Garamantes, pour protéger la stabilité et la prospérité retrouvée des territoires Numides au moment où les Garamantes subissaient les assauts coloniaux de Rome.

De l'an 100 à l'an 235 :

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Avec une nouvelle configuration sociale solidement ancrée, et un nouveau dispositif commercial ouvrant a la Numidie les marchés de l'Empire romain, la troisième étape du stratagème de colonisation romaine vint toute seule. Ce fut celle du développement économique et de l'industrialisation durant 135 années. En effet, face à la demande toujours croissante en produits agricoles de tout genres de la part des villes romaines en Numidie, les propriétaires terriens gétules et romains disposaient d'une main-d'œuvre expropriée[réf. nécessaire] et réduite à la servitude[réf. nécessaire] militairement[réf. nécessaire], ainsi que de propriétés terriennes de grande taille et fertiles. Bien qu'une grande partie de la population numide choisie de se diriger vers les villes, plusieurs dizaines de milliers d'autres Numides choisirent de rester sur les fermes qui avaient appartenu à leurs parents, comme serviteurs des nouveaux propriétaires Gétules et Romains. Ainsi, sur des terres d'une fertilité remarquable, les nouveaux propriétaires terriens pouvaient se permettre de proposer des prix extrêmement compétitifs sur le marché de l'Empire romain grâce à cette fertilité mais aussi a une main d'œuvre réduite à la servitude[réf. nécessaire] et pas chère. Une fois les nouvelles villes Romaines construites, les vétérans Romains et les nouveaux citadins Numides qui s'y établirent se chargèrent à leur tour de consommer les produits de l'intérieur du pays, et d'importer des produits manufacturés tels que des outils agricoles pour les campagnes algériennes. Mais le décollage économique proviendra surtout de l'exportation de l'excès de production agricole, qui été proposé à bas prix, vers l'étranger. C'est ainsi qu'au bout d'un siècle d'occupation romaine, la plupart des villes romaines furent érigées et qu'au bout de deux siècles, l'Algérie de l'époque finit par obtenir le titre de « grenier de Rome » tant ses exportations de blé devinrent impressionnantes en quantité (jusqu'à dix millions de quintaux de blé par an) et en prix. La production se diversifia progressivement et se mit à inclure le cuir, les olives, les figues, et un début d'industrie se mis en place vers la deuxième moitie du deuxième siècle avec une production d'huile olive, de vin, etc, toujours croissante. En l'an 175, la Numidie, après deux siècles d'occupation romaine qui avait fait couler beaucoup de sang, était néanmoins devenue une province prospère, relativement urbanisée, et où la population berbère s'était en grande partie intégrée. Les Gétules furent intégrés très tôt dans l'Empire, et une grande partie des Numides devinrent citadins et s'intégrèrent également tout aussi bien. Cela se fit bien sur au détriment des cultures berbères des Gétules et des Numides, car le pays connu une romanisation profonde de la population.

Statue équestre (fragmentaire) d'Octavien Auguste

Mais en contre partie cela permis aux Berbères de s'unifier, aux différences Numides-Gétules de s'estomper et aux Berbères romanisés d'accéder aux plus hautes fonctions de l'État romain. C'est ainsi que par exemple l'un d'entre eux, provenant d'une riche famille berbère citadine de Ceasarea (Cherchell), de la classe sociale des Équestres (Chevaliers) accéda aux plus hautes fonctions de l'Empire. En effet, Amokrane, un Berbère romanisée devint Empereur romain en l'an 217 sous le nom de Marcus Opellius Macrinus.

Le temps des troubles (de l'an 235 à l'an 395) 

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Saint Augustin et Sainte Monique

Les troubles politiques qui éclatèrent au plus haut niveau politique de l'Empire romain vers l'an 235 mirent un frein à la croissance économique[réf. nécessaire] de Rome, ce qui frappa l'économie de la Numidie de plein fouet[réf. nécessaire]. Les villes s'arrêtèrent alors de croître et les campagnes n'arrivaient plus à écouler leur production, et bientôt le pays se retrouva dans un déclin tout comme Rome elle-même[réf. nécessaire]. En l'an 238 les propriétaires Gétules se plaignirent de l'imposition fiscale élevée dans cet atmosphère de régression économique, mais leur plainte ne reçut pas de réponses favorables. Alors que rien ne fut fait pour remédier aux troubles politiques et à la crise économique qui s'installe dans le temps, plusieurs petites rébellions se déclenchent entre 253 et 288 tant en Numidie qu'en Maurétanie voisine. Pendant cette période, une nouvelle religion arrive de Rome. Le christianisme fait son entrée en l'an 256, et durant le siècle suivant, dans une atmosphère de déclin grandissant, les populations des villes côtières Algériennes, ainsi qu'une minorité de la population dans les campagnes se convertissent à la nouvelle religion. En 313, avec les crises politiques et économiques romaines qui s'éternisent, la nouvelle religion devient une arme qui servira d'alibi religieux à une nouvelle révolte qui sera encore une fois maghrébine. Mais cette fois la révolte est religieuse et politique. En effet, le culte donatiste se développa en Algérie et en Tunisie comme une défiance politique à Rome. Les donatiste refusant d'accepter l'autorité religieuse de l'Empereur, et exigeant la séparation de l'État et de la religion, finiront par déclarer l'empereur comme étant le diable en personne, à l'opposé de Jésus qu'ils considèrent être Dieu et ils rejettent le rite catholique à partir de là. L'empereur envoie alors ses troupes pour les réduire au silence, dans ce qui est la première persécution de chrétiens contre des chrétiens. La répression ne fit qu'accroître le soutien populaire des donatistes chez le peuple et en 321 les légions romaines venues réprimer les donatistes se retirèrent. Toutefois vers l'an 340, l'idéologie donatiste donne naissance a une secte populaire, celles des circumcellions, littéralement ceux qui encerclent les fermes. Comme le culte donatiste célébrait les vertus du martyr, les Circumcellions devinrent des extrémistes qui ne considéraient que le martyr comme étant la véritable vertu chrétienne et laissèrent de côté toutes les autres valeurs de leur religion telles que l'humilité, la charité, etc. Les circumcellions se mirent alors à se munir de matraques de bois, refusant de porter des armes en fer, car Jésus avait dit à Pierre de poser son épée selon la tradition chrétienne. Ainsi, munis de leur matraques, ils se mirent à attaquer les voyageurs sur les routes du pays, puis à se diriger sur les fermes des propriétaires terriens, à les encercler et les attaquer. Le but des circumcellions était de mourir au combat en martyr, et ils espéraient que leurs attaques violentes munis de matraques de bois seulement pousseraient leurs ennemis à riposter avec des armes plus sophistiquées et à les envoyer ainsi au paradis. Ces extrémistes tuèrent, violèrent, volèrent, plusieurs propriétaires terriens et leurs familles, ainsi que les voyageurs, et lorsqu'ils n'arrivaient pas à se faire tuer, ils finissaient par se suicider en essayant de sauter du haut d'une falaise, ce qui les précipitait à leur mort. La secte des circumcellions violemment réprimée disparue vers le IVe siècle. Ce dérapage du culte donatiste eut pour conséquence de noircir encore plus leur réputation à Rome.

De l'an 395 a l'an 430 : continuer à la rubrique suivante                                   page d'accueil

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