Histoir de l'Algérie (10)

Période : la République algérienne (depuis 1962) :

Icône de détail Articles détaillés : Ben Bella, Houari Boumediene et Chadli Bendjedid.

Algérie indépendante (1962) :

Population en liesse après la proclamation officielle de l'indépendance (5 juillet 1962) carte d'Algérie Icône de détail Articles détaillés : Liste des chefs d'État algériens et Liste des partis politiques en Algérie.

L'Algérie est donc devenue indépendante à l'issue d'une guerre longue et coûteuse contre la présence coloniale, une présence qui dura 132 ans, et qui prit fin officiellement le 5 juillet 1962. Cette indépendance a été acquise politiquement à la faveur du référendum d'autodétermination prévu par les accords d'Évian, et par le biais duquel les Algériens se prononcèrent massivement pour l'indépendance de l'Algérie[144]. Les revendications culturelles ont donné naissance à un slogan politique : Tahya el Djazaïr, « vive l'Algérie ». Ferhat Abbas préside l'Algérie du 25 septembre 1962 au 15 septembre 1963. Il est contre l'OAS, car il voit que c'est une formation militaire de l'armée française. Il sera pro pied noir et il les considère comme Algérien. Selon lui, l'OAS est responsable du départ massif des français d'Algérie[145].

Ahmed Ben Bella et Houari Boumedienne sortent vaiqueurs et prennent Alger le 4 septembre 1962[147].

place de l'émir Abd El-Kader à Alger Le buste de Mostefa Benboulaïd à Arris dans la Wilaya de Batna.

  • Houari Boumedienne règne jusqu'à 1978. Il continue la nationalisation et démarre les trois révolutions: industrielle, agraire et culturelle. Une charte et une constitution sont adoptées [151]. L'arabisation des institutions est décrété. Avant sa mort, le président Français Valéry Giscard d'Estaing est reçu à Alger. Pendant le l'ère Boumédienne, plusieurs personnalité algérienne meurts Krim Belgacem et en 1974, Messali Hadj meurt en France, son corps fut inhumé à Tlemcen. Houari Boumedienne meurt en 1978. Rabeh Bitat est chargé de l'intérim de l'État. Chadli Bendjedid est élu face au candidat Mohamed Yahaoui.
  • Chadli Bendjedid prend la tête de l'État algérien, le 9 février 1979. Il fait sortir tous les prisonniers politiques. Le secteur économique devient libéral. La politique de l'arabisation continue [7] . Il ouvre les portes au dialogue avec les autres chefs d'États du Maghreb et le président français. Après plusieurs années de gestion autocratique des affaires de l'État, l'Algérie se lance à partir de l'année 1988, dans une expérience inédite de démocratisation, suite notamment aux Événements du 5 octobre 1988 en Algérie. Cette ouverture s'accompagne en juin 1990 de l'entrée des islamistes du FIS dans le champ politique, qui remportent des élections locales. Le FIS arrive également en tête du premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991, avec 47% des voix exprimées (le taux d'abstention étant de 41%), ce qui provoque l'intervention de l'armée, qui interrompt le processus électoral au début de l'année 1992, selon les opposants de la démission de Chadli.Mais, officiellement, le président Chadli Bendjedid annonce sa démission le 11 janvier et un Haut Comité d'État est mis en place le 14 janvier à cause du vide constitutionnel. Cette évolution entraîne l'Algérie dans une vague de violence et de terrorisme qui durera une décennie de Guerre civile algérienne.
  • Mohamed Boudiaf prend la tête du Haut Comité d'État, après 28 ans d'exile. Un des chefs historique de la Guerre d'Algérie et fondateur du parti du FLN souhaitait une Algérie démocratique tournée vers la modernité, il disait vouloir mettre fin à la corruption qui gangrenait l'État. il sera assassiné après six mois à Annaba en plein discours, le 29 juin 1992.
  • Ali Kafi est désigné alors à la présidence de l'État.
  • En 1994, Liamine Zeroual remplace Ali Kafi. Le 15 janvier 1995, il doit faire face à des nouvelles pressions diplomatiques internationales engendrées notamment par le contrat de Rome, dit de San Egidio, signée par les leaders politiques de l'opposition dénonçant la main mise militaire de l'État. Ainsi, dans le but de restaurer la légitimité perdue des institutions de l'État, il organise une élection présidentielle en 1995, la première à scrutin pluraliste en Algérie[152]. Liamine Zeroual remporte l'élection, il est élu Président de la République le 16 novembre 1995. En 1999, Liamine Zeroual décide de mettre fin à son mandat présidentiel qui devait s'achever en 2000. Des élections présidentielles anticipées sont alors organisées au mois d'avril 1999. Huit candidats se présentent au premier tour parmi lesquels figure Abdelaziz Bouteflika, qui fut déjà par le passé l'ancien ministre des Affaires étrangères de Houari Boumediène. Avant la fin du déroulement des élections, les sept autres candidats décident d'un commun accord de se retirer suite à des cas de fraudes qu'ils déclarent avoir observés.
  • Abdelaziz Bouteflika décide de maintenir sa candidature et remporte à l'issue du scrutin les élections présidentielles avec un taux de 74 %. Il s'engage dès lors à appliquer son programme qui s'articule autour de trois axes principaux : le retour de la paix à travers l'application de la concorde nationale, la réactivation de l'économie et le retour de l'Algérie sur la scène internationale. Son premier mandat s'achève en 2004. De nouvelles élections sont organisées au mois d'avril, le principal concurrent du président sortant étant son ancien Premier ministre Ali Benflis. Une campagne électorale très engagée est enregistrée entre ces deux candidats, et le suspense entretenu par les médias tant nationaux qu'internationaux, est perceptible jusqu'au dernier jour des élections. Abdelaziz Bouteflika est finalement réélu avec un taux de 85 %. Son programme pour le deuxième mandat prévoit un plan quinquennal pour la relance de l'économie, au profit duquel il consacre une enveloppe financière de 150 milliards de dollars. Parmi les chantiers ouverts à la faveur de ce plan, il y a l'engagement de construire un million de logements avant la fin du mandat en cours, ainsi que l'effacement de la dette extérieure qui constituait un réel fardeau pour l'économie algérienne, et enfin la réduction du taux de chômage. En 2009, la France accepte d'indemniser les victimes estimés entre 20000 et 30000 personnes[153] lors des essaies nucléaire français en Algérie pendant les années 1960 [154]. Pendant les mois de mars et avril de l'année 2009, la compagne électorale pour les présidentiels se déclenche suite à un nouvel amendement constitutionnel.

Époque du parti unique : (1962 à 1989) :

Icône de détail Article détaillé : Front de libération nationale (Algérie).

Ferhat Abbas préside l'Algérie du 25 septembre 1962 au 15 septembre 1963.

Ahmed Ben Bella dirige le pays entre 1963 à 1965, date à laquelle il est victime d'un putsch de l'armée. Il choisit le système du parti unique, lance la nationalisation [155]. déclenchement de la guerre des sables avec le Maroc et il y a eu la révoltes des Kabyles.

Houari Boumedienne règne jusqu'à sa mort en 1978. Il continue la nationalisation et démarre les trois révolutions : industrielle, agraire et culturelle. Une charte et une constitution sont adoptées [156].

Chadli Bendjedid prend la tête de l'État algérien, le 9 février 1979. Il fait sortir tous les prisonnier politiques. Le secteur économique devient libéral. La politique de l'arabisation continue [8]. Il ouvre les portes au dialogue avec les présidents du Maghreb y compris le souverain du Maroc et de la France.

Sous la présidence de Chadli Bendjedid, la crise est économique - en 1986, la chute du dollar entraîne une forte baisse des revenus issus des hydrocarbures - et politique. Le pouvoir doit aussi faire face aux premiers mouvements populaires depuis l'indépendance. Face au Printemps berbère de 1980, puis aux émeutes de Sétif en 1986, il réagit par la répression. En octobre 1988, l'armée décide de tirer sur les émeutiers (plus de 500 morts) (voir l'article : Émeutes d'octobre 1988 en Algérie). Les autorités font d'apparentes concessions : une nouvelle constitution, l'instauration du multipartisme et un régime de liberté de la presse.

Époque de la constitution de 1989 :

Icône de détail Article détaillé : Chadli Bendjedid. Monument du Martyr construit au temps du président Chadli Bendjedid

Après les événements du 5 octobre 1988 en Algérie, le président Chadli Bendjedid décide de passer par un référendum populaire pour le changement de la constitution[157]. Après un résultat majoritaire favorable à la nouvelle constitution, l'Algérie franchit un grand cap vers la démocratisation. En effet, la nouvelle constitution de 1989 ouvre les portes aux multipartismes[158]. Le président Chadli fera sortir tous les détenus politiques et il va essayer de pacifier toutes les franges du pouvoir et du peuple en vue d'un changement. Plusieurs partis et journaux verront le jour. Le FLN à cette époque détient la totalité des sièges du gouvernement et des autres institutions. La constitution algérienne prévoit un changement radical sur la tenue des élections et du contrôle. Des élections municipales sont programmées . Ensuite, des élections législatives sont organisées en 1991. Après le premier tour des élections législatives, le président Chadli Bendjedid dépose sa démission au conseil constitutionnel algérien.

Époque du vide juridique en 1992 :

Icône de détail Articles détaillés : Haut Comité d'État (HCE), Mohammed Boudiaf, Ali Kafi et Liamine Zéroual.

La démission de Chadli Bendjedid est acceptée par les membres du conseil constitutionnel algérien[159]. La constitution algérienne ne prévoit aucun amendement dans une telle situation[160]. Le Haut Comité d'État (HCE) aura la charge de faire la transition. Plusieurs parties contestent cet état de fait.

Du 16 janvier 1992 au 29 juin 1992. Mohamed Boudiaf sera nommé président du Haut Comité d'État (HCE). Après six mois, le président Mohammed Boudiaf sera assassiné à Annaba en prononçant son discours et devant les regards de milliers de téléspectateurs algériens.

Du 2 juillet 1992 au 30 janvier 1994. Ali Kafi sera désigné pour présider le Haut Comité d'État (HCE).

Du 30 janvier au 1994 au 16 novembre 1995, Liamine Zéroual est chargé de présider le Haut Comité d'État (HCE).

Époque de la constitution de 1996 [modifier]

Du 16 novembre 1995 au 27 avril 1999. Le président Liamine Zéroual est élu président de la république. Une nouvelle constitution est approuvée par le peuple algérien. Le président Liamine Zéroual sera membre du parti du Rassemblement national démocratique (RND).

Du 27 avril 1999 au 8 avril 2004. Le président Abdelaziz Bouteflika est élu au sommet de l'État.

Époque de la constitution de 2005 

Abdelaziz Bouteflika, président de la République algérienne


Du 8 avril 2004 à nos jours, le président Abdelaziz Bouteflika est élu pour un deuxième mandat.

La Charte pour la paix et la réconciliation nationale en Algérie est adoptée par référendum populaire, le 29 septembre 2005[161].

Les conflits politiques de la décennie noire :

Le Front islamique du salut (FIS) appelle à l'insurrection en 1991[162]. Le FIS est dissous officiellement en 1992.

En 1995, il y aura une réunion accueillie par la communauté de Sant' Egidio en Italie. Cette réunion regroupe plusieurs partis (Front des forces socialistes (FFS), Front de libération nationale (Algérie) (FLN), Parti des travailleurs (Algérie)(PTT), etc.) et le parti dissous du FIS. Une plateforme est signée. Elle propose aux autorités des bases pour résoudre la crise politique en Algérie. Plusieurs partis rejettent cette plate-forme, dont le RND, RCD, etc.

Vers la fin des années 1990, Les partis politiques vont vivre des situations de conflits internes.

Démissions des candidats à l'élection présidentielle de 1999.

Union des partis:

Le Front de libération nationale (Algérie) FLN, le Rassemblement national démocratique RND et le Mouvement de la société pour la paix (MSP) font une alliance en vue de soutenir le président Abdelaziz Bouteflika.

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